Keljob emploi, formation et recrutement  
AccueilRecherche multicritèresEspace candidatsEspace formationEspace recruteurs

Les secrets du leadership

Certains l’auraient, d’autres pas, le petit truc qui fait la différence entre un bon et un mauvais leader ? Pas du tout, répondent en chœur les spécialistes de la question : le leader n’a rien de magique ! Nul charisme, même surdimensionné, ne suffit à une fonction qui implique d’être suivi par les autres. Certes, c’est plus facile pour certains, mais un talent inné n’est pas nécessaire.
Dans vos relations avec autrui, des mécanismes sous-jacents sont à l’œuvre. Apprenez à les identifier, et à vous en servir.

Ce que tout bon leader sait

> Vous jouez un rôle symbolique : « il faut être conscient qu’on n’est pas leader en soi », insiste Slim Lambert, consultant et écrivain spécialiste des questions relatives au leadership (Auteur de Comment manager les comportements éditons Liaisons sociales et Les secrets du manager idéal, éditions Vuibert). Traduction : un leader n’existe que s’il a des suiveurs. Et pour avoir des suiveurs, il faut répondre à leurs intérêts. En outre, il doit être suivi par ses employés, mais aussi ses actionnaires.
> Vous êtes idéalisé : suivre est un acte de soumission, votre personnage renferme donc quelque chose de mystique aux yeux des suiveurs. Vos stratagèmes ne doivent pas transparaître, sinon vous deviendrez caricatural, artificiel, et vous inquièterez.
> Vous ne prédisez pas l’avenir : croire en ses propres intuitions, c’est devenir buté. Gardez des réserves.
> Vous pouvez vous tromper, comme tout le monde : les êtres humains – et vous en êtes un – simplifient toujours la réalité. Vous pouvez donner l’image d’une personne de convictions, mais rappelez-vous que si elles sont trop fortes, elles sont binaires.
> Vous ne lisez pas dans les pensées des autres : ne croyez pas savoir ce que les autres veulent, mais posez-leur toujours la question.
> L’humilité est une qualité moralement respectable, ce n’est pas pour autant ce qui incite les suiveurs à vous suivre. L’arrogance en revanche leur est toujours insupportable.

Ce que tout bon leader fait

> Vous êtes à l’écoute : « c’est comme ça et pas autrement » est une phrase que vous ne prononcez jamais. Car vous ne renvoyez pas aux suiveurs leur image de suiveurs, mais une image d’acteurs. Montrez-leur que vous vous intéressez à ce qu’ils pensent.
> Mais c’est vous qui décidez ! Et vous qui agissez (c’est justement pourquoi vous êtes le leader). Vous ne recherchez pas le consensus, vous vous contentez de prendre des avis.
> Vous savez motiver : vous donnez de l’espoir et des responsabilités, vous rassurez, et, surtout, vous adaptez vos discours aux besoins et enjeux des suiveurs, différents des vôtres. « Si leaders et suiveurs avaient la même vision des choses, tous seraient leaders ! » s’exclame Slim Lambert. Car si vous allez tous dans la même direction, ce n’est jamais pour les mêmes raisons. Évoquer « le succès de l’entreprise » ou « la satisfaction des actionnaires » devant vos suiveurs sont des erreurs à éviter.
> Vous vous adaptez sans cesse : répondre à un besoin, c’est l’éliminer. Il faut donc savoir répondre aux nouveaux besoins qui émergent. Un leader qui ne s’adapte pas est un leader qui élimine lui-même son propre rôle.
> Vous ne cherchez pas de levier spécifique de motivation : laissez les autres saisir les responsabilités qu’ils veulent saisir.
> Vous ne prenez pas de risques suicidaires : un point de retour est toujours nécessaire. Prévoyez toujours des plans B.
> Vous êtes intransigeant sur la transgression des interdits, mais vous ne contrôlez pas tout. Vous admettez d’ailleurs toujours vos erreurs et vous vous en excusez.
> Vous ne demandez pas aux autres ce que vous ne faites pas vous-même,
il en va de votre crédibilité.

Priscilla Franken-©- keljob.com