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Changer de métier, c’est possible !

2008 approche et il est grand temps de prendre de bonnes résolutions. Lassé de votre boulot ? Envie de concrétiser le projet de vos rêves ? Sachez qu’il n’est jamais trop tard pour vous reconvertir. À condition de ne pas vous lancer à l’aveuglette.

C’est bien connu, l’herbe est toujours plus verte ailleurs… En France, huit salariés sur dix se disent prêts à changer de métier. Mais dans les faits, peu d’entre eux se lancent dans une réorientation de carrière. « Changer d’identité professionnelle, c’est changer d’identité tout court. C’est un choix difficile qui n’est pas sans répercussions sur la vie personnelle », prévient Ethel Dumoulin, conseillère au pôle Changer sa vie professionnelle à la Cité des Sciences de Paris.

Un projet « béton »

Avant d’entamer une nouvelle vie, prenez quelques mois pour baliser votre projet. Objectifs : cerner la réalité d’un métier que vous connaissez peu, et évacuer la part de rêve liée au changement. Vous êtes secrétaire médicale et votre goût pour le contact avec les patients vous pousse à envisager une carrière d’infirmière ? Sachez que vous aurez du mal à échapper au travail le week-end. Pour éviter les surprises, collectez le maximum d’informations et dressez un portrait robot du métier visé. Sélectionnez des sources fiables : les fiches métiers de keljob.com et de kelformation.com bien sûr mais aussi des guides spécialisés ou  des associations sectorielles où l’on vous orientera parfois vers les professionnels eux-mêmes. En parallèle, demandez à votre employeur (ou à votre conseiller) de vous faire bénéficier d’un bilan de compétences. Tous les salariés et demandeurs d’emploi y ont droit. Ce « check-up » complet vous permettra de mesurer l’écart entre vos acquis et les aptitudes que vous devez acquérir pour pouvoir exercer votre futur métier.

Apprendre à nouveau

Si votre bilan pointe certaines lacunes, vous aurez probablement à repasser par la case formation (diplômante ou non). Connaissances théoriques, techniques professionnelles, outils informatiques… Faites un tour sur kelformation.com pour vous rendre compte de l’incroyable diversité des formations accessibles aux salariés. En fonction des prérequis à « ingurgiter », la formation peut durer de quelques jours à plus d’un an. Mais avant de retourner à l’école, une validation des acquis de l’expérience (VAE) peut s’avérer utile pour faire certifier vos compétences professionnelles par un diplôme. Admettons que vous soyez une assistante de direction expérimentée, que vous n’ayez pas le bac, et que vous vouliez évoluer vers un poste d’assistante ressources humaines. Sous certaines conditions, vous pourrez  demander l’équivalence bac+2 qui vous ouvrira les portes d’une licence professionnelle en ressources humaines. Bingo ! À vous ensuite d’initier une demande de financement auprès de votre entreprise (plan de formation), du Fongecif ou du Conseil régional. Les possibilités sont nombreuses, alors n’hésitez pas à demander l’aide de votre conseiller si vous êtes un peu perdu.

Vivre sans regrets

Au-delà de ces recommandations, rappelez-vous que la motivation reste l’ingrédient de base de tout changement de métier. Avec de bonnes idées, tout est possible. Il y a quatre ans, l’aixois Pierre Maillé a quitté son poste de directeur technique de start-up « avec une idée et un PowerPoint ». En neuf mois, ce quadra a accouché du Fanbrush, un crayon cosmétique multilignes qui facilite le « coloriage de joues » des supporters sportifs. « Je n’avais aucune idée sur la manière de gérer une entreprise, mais je ne voulais pas regretter le fait de ne pas avoir développé mon idée », raconte Pierre. Aujourd’hui, cet entrepreneur « improvisé » a déjà écoulé plus d’un million de Fanbrush. Une success story qui confirme l’adage « mieux vaut vivre avec des remords que des regrets ».

Benjamin Métral © Keljob.com – Décembre 2007