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Un « contrat d’autonomie » pour redonner de l’espoir en banlieue
Le plan « Espoir banlieue », détaillé par Nicolas Sarkozy début février, prévoit de réduire le chômage des jeunes de 40 % dans les quartiers dits sensibles. Plaidant pour l'égalité des chances et l’insertion par le travail, le chef de l'État a annoncé une série de mesures, au premier rang desquelles la création d'un « contrat d'autonomie ». Objectif : « accompagner vers l'emploi », en trois ans, plus de 100 000 jeunes des quartiers en difficulté.
Ce nouveau contrat sera proposé dans une soixantaine de départements particulièrement touchés par le chômage. Concrètement, il vise à offrir un soutien renforcé et personnalisé aux jeunes de moins de 26 ans vivant en zone urbaine sensible (ZUS). Ils signeront ce contrat avec des entreprises ou des organismes spécialisés, sélectionnés sur appels d'offres lancés par l'État. Rémunérés en fonction des résultats obtenus, ces jeunes bénéficieront d'un accompagnement individualisé pendant un an. À l'issue d'une période de soutien intensif de six mois, ils se verront octroyer « un emploi durable, un contrat d'apprentissage ou une formation vraiment qualifiante », a assuré Nicolas Sarkozy.
S’appuyant sur le constat : « Dans les quartiers, aujourd’hui, un jeune sur deux veut créer son activité », le plan prévoit par ailleurs de favoriser les créations d’entreprises, avec un objectif de 20 000 en quatre ans. Quant à l’économie souterraine, elle fera l’objet d’une « guerre sans merci ».


